Carat Security

 
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MessagePosté le: Lun 4 Fév - 17:56:06 (2013)    Sujet du message: Carat Security Répondre en citant

Ma voiture n'a pas peur des balles - Carat Security
Article Le Point

Carat Security, basée à Liège, vend ses voitures blindées dans le monde entier.
Il est 14 heures à Liège et le bolide de Benoît Ceulemans, une Mercedes coupé cabriolet bleu nuit décapotée, fonce sur les bords de la Meuse. Dirigeant de Carat Security Group, numéro un mondial du blindage de véhicules civils, l'homme se rend au siège historique de Carat, situé en pleine zone industrielle, contrôlée par une flopée de caméras. C'est ici que les chefs de protocole de presque tous les pays viennent se fournir en voitures de sécurité. Ici aussi que la success story a commencé en 1968 dans un minuscule atelier.


La Lexus électrique livrée par Carat pour le mariage du prince Albert. © Benoit Tessier / Reuters

À l'époque, un ouvrier carrossier passionné et visionnaire, Frédéric Duchatelet, souhaite réaliser un best-seller luxueux à partir de l'ancêtre de la Mercedes Classe S, avec cuir, boiserie, hi-fi et téléphone. Du bling-bling avant l'heure. Trop, peut-être. Les banques ne suivent pas. La légende veut que Duchatelet transforme alors une voiture à ses frais et mette sa berline extravagante sur un bateau pour la présenter aux têtes couronnées du Moyen-Orient. Le roi de Bahreïn, Isa II, se laisse séduire. Les banques ouvrent leurs portes. Carat Duchatelet est née.
La boîte ne met le turbo que dix ans plus tard quand les princes arabes s'entichent des voitures protocolaires blindées du mécano virtuose. Le Belge flaire le marché à prendre, crée un département Sécurité à destination des chefs d'État et d'entreprise. Et connaît alors une ascension fulgurante. Carat Duchatelet se lance dans les blindés militaires. En 2001, une première usine voit le jour à Bahreïn. Puis, en 2006, Carat s'agrandit encore en rachetant au britannique BAE (le concurrent d'EADS) le carrossier français Labbé - devenu Centigon -, basé à Lamballe. Début 2008, le joyau est vendu à des investisseurs américains. Carat Duchatelet devient Carat Security Group. Au compteur de la société, un chiffre d'affaires de plus de 100 millions d'euros. Ainsi que 1 000 salariés répartis dans sept pays. Au Mexique, au Brésil, en Colombie et au Venezuela, les usines fabriquent un blindage léger contre les armes de poing. À Bahreïn, une division militaire fournit les véhicules type Unimog (force) et sort une centaine de Toyota Land Cruiser par an. L'atelier de Lamballe, en France, blindeur officiel de Jaguar, Peugeot et Range Rover, produit aussi des véhicules de transport de fonds. Tandis que Liège conserve la main sur le marché haut de gamme, avec une cinquantaine de voitures protocolaires et VIP par an, coffre-fort de luxe contre les armes de guerre lourdes.

À première vue, l'usine de Liège ressemble à un garage comme les autres, avec ses calendriers de femmes nues aux murs et ses types en bleu de travail qui carburent. Mais, au détour d'un établi, une vision stupéfiante, à coller une dépression à tout amoureux de voitures un peu sensible. Suspendue par des palans, la toute dernière Bentley Mulsanne à 280 000 euros pièce semble avoir été oubliée un week-end dans la banlieue chaude de Villiers-le-Bel. Plus de portes, plus de roues, plus de carrosserie, plus de moteur. La carcasse nue attend de revêtir le manteau d'acier que l'équipe a confectionné sur mesure, jusqu'aux boulons, eux aussi blindés. Les ouvriers, artisans aux mains d'or version cambouis, vont allonger la bête de 80 centimètres, rehausser le toit de 10 centimètres, avant de la transformer en un écrin plus luxueux encore qu'à sa première sortie d'usine. Passée une porte souple en plastique, cette fois, une Maybach - la gamme de luxe de Mercedes pour concurrencer Rolls - ronronne. Prix de cette bagatelle avant blindage, 400 000 euros. Une fois transformée, 1,3 million. Pour ce prix-là, un chef d'État aura le plaisir, grâce au toit ouvrant blindé, de saluer son bon peuple et, après les salamalecs officiels, de s'offrir un roupillon bien mérité dans un siège couchette, calqué sur le confort de la classe affaires en avion.

Mystérieux numéro.

Ailleurs, une file interminable de Mercedes-Benz Classe S - achetées 140 000 euros pièce et revendues entre 600 000 et 800 000 euros après quelque 6 000 heures de travail - est en attente. Trois Land Cruiser Toyota destinés à un pays africain passent le test de contrôle. Le micro fonctionne, la vitre de partition descend et s'opacifie bien à la commande grâce à des cristaux liquides. Un écran de télé escamotable apparaît. Frigo, tablettes, cuir, tout respire le luxe. Surtout, rien n'indique au néophyte qui s'enfonce confortablement dans le cuir neuf des sièges que la voiture est blindée. Si ce n'est un léger surpoids de la portière. Et une infime diffraction des vitres dont la largeur inhabituelle a été habilement fondue dans les lignes pures de la voiture. Sur le pare-brise, un numéro mystérieux. "Un ouvrier ne sait jamais pour qui il travaille, explique Ceulemans. Il sait juste que la voiture blindée, passée de 1,3 tonne à 5 tonnes, soit 80 kilos au mètre carré, doit pouvoir en cas d'attaque rouler à 200 kilomètres à l'heure avec les pneus à plat. Et résister à 15 kilos de TNT explosant à 3 mètres du véhicule ainsi qu'à deux grenades DM51 glissées au sol sous la voiture." Bigre. "Ici, tout est hors normes, notre job, les voitures, les ouvriers et les clients", martèle Benoît Ceulemans en s'effaçant devant une porte donnant sur une salle de réunion chic. Stupeur. À côté des canapés en cuir moelleux, plusieurs vitres épaisses déformées par ce qui a dû être une déflagration formidable sont rangées contre le mur. Tandis que deux vitrines éclairent une paire de kalachnikovs.

Drôle d'endroit pour recevoir hommes d'affaires et chefs de protocole. Plus rien n'étonne Benoît Ceulemans. Ni les "commandes spéciales" : "Une PlayStation, un refroidisseur d'assiette pour déguster des fruits, un lanceur de grenades défensives..." Ni la réaction des chefs d'État à l'arrivée : "Des petits garçons comme les autres, qui veulent toucher." Ses bons clients ? Nicolas Sarkozy. "On l'a vu plusieurs fois, mais pour le moment il est servi." Il taira les voitures trop célèbres, concédant finalement la Jaguar de David Cameron, les Mercedes de Nelson Mandela, l'incroyable Mercedes portes papillon et la Rolls Silver Cloud dorée du sultan de Brunei. Récemment, c'est Carat qui a livré la Lexus électrique hybride royale au mariage du prince Albert de Monaco, allongeant la voiture et réalisant le fameux toit entièrement transparent et amovible. Une prouesse.

Sous son air bonhomme, le Belge est un tonton flingueur de la vente, capable de faire feu de tout bois avec un carnet d'adresses épais comme la dernière édition du Who's Who. Jouant le Monsieur Afrique du groupe, il a amené à l'entreprise un continent sur un plateau. Les cartes de son immense terrain de jeu sont sans cesse rebattues au gré des coups d'État et des guerres civiles. "Dans ce métier, on peut vite perdre les pédales, assure-t-il. La ligne rouge, c'est le crime organisé. On ne peut quand même pas blinder les ennemis publics numéro un de nos clients !"

Derrière la Russie et la Chine, le Nigeria est le troisième marché de Carat. "Dans ce métier, le plus difficile, c'est de trouver la porte d'entrée. D'avoir l'oreille du président." Sur les 54 chefs d'État africains, Ceulemans compte déjà 21 clients. Son préféré ? Mswati III du Swaziland, dernier monarque absolu d'Afrique. Le plus "sympa", assure-t-il devant notre air incrédule. Avec lui, le Belge a collectionné des histoires à la Bob Morane. Comme ce test de contrôle qualité, effectué à la demande d'un homme d'État en pleine nuit, à 250 kilomètres à l'heure sur une autoroute déserte bordée d'un homme en armes tous les 100 mètres, longeant la frontière ennemie. La routine...



Aznar sauvé

Madrid, le 19 avril 1995. Un véhicule bourré de 25 kilos de TNT explose au passage de la voiture blindée de José Maria Aznar, alors leader de l'opposition espagnole. Sous le choc, le capot et le coffre se soulèvent, les portières et les vitres se déforment, une maison de deux étages s'écroule, des voitures stationnées sont détruites et 15 passants blessés. Aznar doit la vie au blindage de sa voiture. Signé Carat Security... Quelle meilleure carte de visite qu'un client bien vivant?

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Couteuses

Maybach
Prix d'achat 400 000 euros. Une fois transformée, 1,3 million.

Bentley Mulsanne
Prix d'achat, 280 000 euros. La version finale est allongée de 80 cm et rehaussée de 10 cm.
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La voiture d'Obama... ... et celle de Rafic

Lors d'un voyage à Dublin, elle s'est retrouvée coincée sur le perron de l'ambassade américaine ?" C'est pas nous, jure Benoît Ceulemans en riant, la main sur le coeur.Mais j'aurais pas aimé être à leur place ! "

... et celle de Rafic Hariri

" Je l'ai vu trois semaines avant sa mort. Il était très bien protégé. Mais que pouvait-il contre 1 200 kilos de TNT ? Même un char n'aurait pas résisté. "
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MessagePosté le: Lun 4 Fév - 17:56:06 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 13 Mai - 15:15:45 (2016)    Sujet du message: Carat Security Répondre en citant

Liège, choix gagnant pour Carat-Duchatelet




Jean-Paul Rosette a repris Carat-Duchatelet il y a tout juste deux ans. Le carnet de commandes 2016 est déjà full.
Carat-Duchatelet : un nom synonyme de luxe et de (très) haute qualité, qui rayonne depuis le quartier de Bressoux… dans le monde entier ! Spécialisée dans le blindage de véhicules haut de gamme, l’entreprise offre en effet un savoir-faire purement liégeois.

Il y a deux ans pourtant, cette expertise était dans la tourmente… mais le 2 mai 2014, l’homme d’affaires theutois Jean-Paul Rosette devenait l’actionnaire principal de la marque et décidait de recentrer les activités sur "l’essentiel". En 24 mois, le chiffre d’affaires a été multiplié par 6. Rencontre…

Deux années et déjà des chiffres qui décollent, on peut dire que la reprise est florissante…

"Effectivement, le chiffre d’affaires de 2014 était de 1,2 million, celui de 2015 de 7,5 millions et en 2016, on table sur 16 millions. Ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui, le carnet est déjà plein pour l’année."

Les effectifs ont aussi décollé, de 29 emplois à 50. Quel est l’objectif ?

"Le but n’est pas de faire x emplois mais j’avoue qu’avec 80 emplois, on atteindrait la taille idéale pour bien produire et continuer à faire nos métiers en conservant notre savoir-faire et nos spécificités."

Le choix posé à l’époque, de se concentrer sur l’essentiel, de faire du liégeois, a donc payé…

"Vu notre métier, on n’avait pas beaucoup de choix. Quand on reprend une entreprise en difficulté, je pense qu’il faut revenir à la base, ce qui passe malheureusement par des restructurations. Ensuite, il faut vendre et faire rentrer de l’argent. Nous sommes allés trouver les clients en leur signalant qu’on revenait à l’esprit de base, des limousines blindées, allongées. Mais on fait aussi de la restauration de véhicules anciens de qualité."

Le produit se prête parfaitement à un retour au savoir-faire de base, c’est de l’artisanat…

"Absolument, ici on est dans du très grand luxe. La stratégie est différente d’un groupe comme H & M ou Zara. Les prix de nos véhicules ne sont pas déterminants, ils sont la conséquence de notre qualité. C’est aussi pour cela qu’on ne manque pas de personnel de talent car on a cette capacité d’attraction."

Votre clientèle est exclusivement étrangère, hors Europe; le climat sécuritaire n’est-il pas porteur pour cette activité ?

"Il pourrait mais disons que la tendance n’est pas à l’ostentatoire ou au luxe en Europe. Nous travaillons beaucoup pour des chefs d’État en Afrique, en Asie ou au Moyen-Orient. François Hollande roule en Citroën."

De quoi l’avenir sera fait chez Carat-Duchatelet ?

"Je ne peux pas encore dire que le carnet est plein pour 2017, mais on y travaille. Après deux ans, nous avons un portefeuille de produits bien établis et l’objectif est de les exploiter, c’est maintenant que cela devient rentable. Nous n’excluons par ailleurs aucun pays, sauf ceux qui sont black-listés bien sûr. On pense désormais à l’Amérique du sud et centrale."

Source : www.dhnet.be
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:20:46 (2017)    Sujet du message: Carat Security

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